Barack Obama, Alea jacta est
Tout de go, on proféra que les Etats-Unis ne sont prêts ni pour une femme ni pour un représentant de minorité raciale. Théorie ayant fait l’unanimité, les résultats des élections présidentielles l’ont, in fino, pulvérisée.

Photo sous Licence Creative Commons par dcJohn
Un homme de couleur noire sur fond de maison blanche. La photo officielle du président élu ne manque visiblement pas de contraste. C’est peut être du déjà vu pour les amateurs de Morgane Freeman, mais c’est une première en Real Show.
Du « Nègre » marqueur de la théorie pseudo-scientifique instituant droit naturel à l’esclavage, jusqu’à « l’Afro-Américain ». Des lois Jim Crow de ségrégation, jusqu’aux élections présidentielles 2008. Rien n’est décidément impossible et on peut légitimement y aller par quatre chemins.
En tout bien tout honneur, une Amérique post-raciale fait l’éloge de son nouveau président : Barack OBAMA.
Fidèle à lui-même tout au long de cette compagne marathon, le...
candidat au fameux et eternel slogan « change we need » se verra homme de la situation. Les attentats du 11 septembre, la politique de lutte contre le terrorisme, les guerres en Afghanistan et en Irak, le Patriot Act, puis la crise des Subprimes et le plan Paulson pour finir, bref le bilan BUSH, voilà tout ce qu’il fallait pour que les américains votent le changement.
Après huit années de règne néoconservateur pur et dur, opiniâtrement belliciste et paranoïaque d’essence, OBAMA soulève un immense enthousiasme chez les américains et suscite un véritable engouement au monde entier. Par monts et par vaux, il est le président Post identitaire, post moderne, multilatéraliste et cosmopolite.
As de la rhétorique, sa parfaite maitrise de la langue anglaise et des techniques d’expression orale le place comme le black Démosthène des temps modernes. Le discours de Philadelphie sur la race ainsi que celui de Berlin en disent long sur son éloquence. On lui reprochera souvent sa rigidité, OBAMA est un col blanc élitiste, bien qu’il est un vrai black sur les playgrounds, il fait rarement usage de l’autodérision, une coutume dans la vie politique américaine depuis CLINTON et ce en quoi BUSH excellait, à défaut d’autre chose.
La question identitaire, chausse-trappe en principe, fut, on l’a vu, gérable. Pour les plus nostalgiques, le nouveau président des Etats-Unis est entré au cimetière de l’erreur sartrienne et secoue la négritude dans sa tombe poétique. Il n’en demeure pas moins qu’OBAMA a compris que jouer sur le registre du racisme le mènerai à l’impasse. De père noir et mère blondinette, il a capitalisé sur son identité tantôt métisse tantôt biraciale. Il symbolisa ainsi l’union. Caution Ghetto oblige, Il devait transformer en boomerangs des attaques en provenance cette fois-ci de son clan. Des tentions au sein même de la communauté afro-américaine ont creusé un faussé entre ceux qui s’identifient comme noirs sudistes descendants des esclaves et ceux issus de l’immigration – cas OBAMA- considérés comme élitistes. Face à cette levée de boucliers, le démocrate d’obédience se voudra non pas le candidat des noirs mais un candidat noir. Pour mettre du sien, le candidat parle ex-professo. La couleur de peau n’est en aucune manière un programme pour un candidat à la présidence. Et c’est ainsi qu’il a su traiter la question identitaire avec une affinité remarquable.
Du coté des universitaires étatsuniens, l’élection présidentielle 2008 a fait bouger la frontière entre leurs pensées subversives anticonformistes et la culture de masse nourrie par les stéréotypes sociaux. Exerçants avec radicalité sur les campus de l’université, Ils intervenaient peu jusqu’alors dans l’espace publique. Très Mobilisés en faveur du candidat OBAMA, beaucoup d’entre eux ont pétitionné, fait du porte à porte et se sont engagé sur le terrain politique et idéologique. Même si la révolution n’est pas à venir, un seul objectif les fédéra, MCAIN, le moins-mauvais des républicains, devait mordre la poussière, l’ultra-droite devait se mettre au vert.
Aujourd’hui et en cette période transitoire entre l’élection day et l’inauguration day prévu pour le 20 janvier 2009, toute les spéculations prétendent être dans le vrai. Pragmatique à la Clinton, OBAMA s’est offert une marge de manœuvre ambivalente concernant son programme, ceci mis à part quelques ponctualités comme la question sociale et militaire sur lesquelles il s’est montré ferme, plus ou moins centriste.
Néanmoins, Honni soit qui mal y pense. On ne demande pas aux tenants des conceptions arabo-arabes d’avaler des couleuvres. Quelques vérités factuelles ne sont pas ailleurs, il faudra seulement attendre. Sur le plan de la politique étrangère par exemple, le Bushisme n’est pas une parole d’évangile, faux jeton, huit ans sur le qui-vive suffisent pour s’en convaincre.
A bonne école, on ne peut mener une guerre contre un concept mais contre des acteurs. Mieux encore, Obama prône le dialogue.
A vos souhaits Mr. Obama, et pour avoir voix au chapitre, bon vent Mr. Bush !
Hassan H. Alaoui
Commentaires
2 Reponses a “Barack Obama, Alea jacta est”
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Aujourd’hui, les intentions -certes louables- de changements que propose le nouveau gourvernement Americain, avec M. B.H.Obama a sa tête, ont du plomb dans l’aile… car malgré le rupture politique que marque l’assention du « President elect », les effets pervers du sentiment d’attente mondial (et americain) ainsi que la conjoncture economique, securitaire et la geopolitique énergétique planétaire remontent les enchère de la performance Obama.
Plusieurs analystes marquent que le virage democrate americain est parti pour durer mais gardent les yeux rivés sur ses premier pas dans un terrain plus que jamais miné.
Voilà ce qu’on peut faire quand on se rebiffe et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage et plagiat. Avis à la population et merci pour l espace d’expression. Voilà, ceci est également une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards.
LE LYNCHAGE MEDIATIQUE ET QUI DEVIENT REEL UNE FOIS DANS LA RUE QUAND LES GENS SONT BOOSTES POUR CA, CE N EST PLUS LA MODE QUE CHEZ LA MODE QUE CHEZ LE KU KU KLAN