Barack Obama : « l’effet Bradley » n’est pas son plus grand ennemi



Les commentateurs politique du monde entier ont déterrer le concept d’ « effet Bradley  » pour relativiser les derniers sondages prédisant un raz-de-marée en faveur de Barack Obama. Le racisme lui sera t’il fatal ? Peut être, mais avant le 4 novembre, il est trop tôt pour en parler

Pas besoin d’être un spécialiste d’histoire politique pour savoir qu’une élection démocratique reste incertaine jusqu’au dernier moment. Etre un favori dans les sondages ne garanti pas la victoire... après dépouillement des votes. Aux Etats-Unis d’Amérique, pour les élections présidentielles, candidat démocrate Barack Obama joui d’une confortable avance face au républicain John McCain. Pour le 4 novembre prochain, tout est joué ? Non. Au mois de septembre, sur Terrepolitique.com nous nous étions demandé si John McCain pouvait tout de même espérer la victoire malgré l’avance dans les sondages par son concurrent. Après un petit passage à vide, Barack Obama a cependant accru son avance dans les sondages. Qu’est-ce qui pourrait alors désormais le faire chuter ? Le racisme, répondent les spécialistes. Rien ne dit que des millions d’étasuniens refuse au dernier le candidat démocrate, craignant l’arrivée d’un métis à la Maison blanche. Mais rien ne dit non plus qu’ils changeront d’avis.

Barack Obama

Ces temps ci tous le monde parle de « l’effet Bradley ». En 1982, le maire noir de Los Angeles Tom Bradley distançait largement son rival dans les sondages. Pourtant il fut battu, sûrement en raison de sa couleur de peau. Le spectre de « l’effet Bradley » ressurgit à propos de Barack Obama et s’est rependu comme une traîné de poudre dans le monde. On ne peut plus lire un article de presse sur les élections aux USA sans que soit décrit ce fameux « effet Bradley ».

Il faut se méfier de ces concepts venant des sciences politiques utilisés à tout va. La défaite de Tom Bradley s’est passée il y a 25 ans. Les moeurs étasuniennes ont évolués. Mais le plus grand danger de la banalisation d’un concept comme celui-là repose dans son pouvoir performatif. C’est une erreur de sous-estimer la racisme aux USA et sa capacité à bouleverser le cour d’une élection au tout dernier moment de la course. Cependant, l’effet Bradley n’est qu’une hypothèse. A force d’en parler, et c’est là le paradoxe, on créé la possibilité d’un tel risque. Toutes analyses politiques est actuellement encombrées par cet « effet Bradley ». En admettant qu’un candidat métis peut voir ses prétentions présidentielles s’envoler, c’est fabriquer un climat qui rend possible cette éventualité. Les élections étasuniennes « se racialisent » plus que jamais. C’est peut être cela qui causera la chute du candidat Obama très prochainement.

Photo : publiée sous licence Creative Commons par icema9294

Commentaires

3 Reponses a “Barack Obama : « l’effet Bradley » n’est pas son plus grand ennemi”

  1. dupont le octobre 26th, 2008 6:14

    Avec les machines à voter électroniques, les Etats-Unis (et les républicains) sont les champions du truquage et de la fraude et ils se sont perfectionnés depuis 4 ans…. C’est le plus grand danger que court Obama, PIRE que l’effet Bradley et personne n’en parle pourquoi ?
    C’est important ils peuvent vraiment faire basculer les élections en faveur de Mac Cain avec cette criminalité élkectorale !

  2. Mitrokine le octobre 27th, 2008 12:37

    Qui est le plus performatif dans cette affaire ? L’effet Bradley ou la dénonciation de l’effet Bradley (pour remobiliser un électorat qui croit que la victoire est acquise et/ou pour stigmatiser comme racistes ceux qui se détourneraient d’Obama après avoir été tentés par ce vote) ? Ne jouons pas à nous faire peur. Mais surtout, l’effet Bradley n’existe pas, c’est une légende sociologique comme le montre F.B. Huyghe (http://www.huyghe.fr/actu_578.htm)

  3. P@T le octobre 31st, 2008 16:07

    Dommage qu’il y ait autant de fautes d’orthographes dans cet article !

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