L’indépendance du Kosovo et la question serbe: La guerre des peuples de la Yougoslavie.
2ème partie de l’article consacré ici à la désintégration de la Yougoslavie et de sa sinistre et macabre guerre.
Centralisme contre confédération en Yougoslavie
Deux visions de la Yougoslavie s’affrontent. D’un coté la Slovénie et la Croatie plaident davantage d’autonomie dans une Yougoslavie confédérale, voire l’indépendance. A l’inverse, La Serbie défend un modèle centralisateur, mais avec l’autodétermination des minorités. En effet, la Serbie s’inquiète de la minorité serbe en Croatie. Accorder plus d’autonomie à la Croatie, c’est pour la Serbie, sacrifier la minorité serbe au seul pouvoir des Croates. Dans le système yougoslave, les minorités disposent d’un certains nombres de droits. C’est dans cette défense des Serbes de toute la Yougoslavie que s’exprime le projet de Grande Serbie.
Belgrade veut réunir tout le peuple serbe sous sa main. Cette opposition va plus loin. La Slovénie et la Croatie reçoivent la sympathie des pays européens, pour leur capacité à établir une société civile et leur désir d’accéder à une Europe en décollectivatisation. Il ne faut pas oublier les liens particuliers tissés par les deux Républiques yougoslaves catholiques avec les anciens pays de l’Empire austro-hongrois dont ils faisaient partie avant 1918, et l’importance de la diaspora croate en Allemagne.

Il n’y a jamais eu de compromis entre ces deux visions de la Yougoslavie, chacun campant sur ces positions. Les Slovènes et Croates dénoncent le projet expansionniste serbe, quant à la Serbie, elle les accusant de liquider la Yougoslavie unitaire et monter les peuples les uns contre les autres.
La guerre en Yougoslavie
Il est vain de chercher une responsabilité à la guerre. Le conflit est le résultats de tension latentes entres communautés yougoslaves, et surtout d’une surenchère de provocations, de malentendus, démonstrations de force.
En 1990, les yougoslave votent pour la première fois dans des élections multipartites. Les slovènes et les Croates votent pour des partis indépendantistes, respectivement dirigés par Milan Kucan et Franjo Tudjman. En Serbie, c’est Slobodan Milosevic qui gagne les élections avec son parti socialiste de Serbie.
La Yougoslavie vit ses derniers instants. Les relations entres peuples sont exécrables. L Serbie par exemple boycott les produits slovènes pour manifester son opposition aux visés indépendantistes. Le 25 juin 1990, à la suite de référendum, la Slovénie et la Croatie proclament unilatéralement leurs indépendances. L’Autriche, le Vatican et surtout l’Allemagne soutiennent ces sécessions. Les autres pays européens restent plus prudent, plus particulièrement, la France de François Mitterrand.

Pour la Serbie, ces deux sécessions sont illégales du point de vue constitutionnel. La Serbie arguent que ce ne sont pas les République qui peuvent quitter la confédération, mais les peuples (narodi) qui la composent. Le problème pointé par la Serbie est la minorité serbe de Croatie, qui devrait selon elle choisir dans quel état elle veut vivre. Du point de vue croate, les République de la Yougoslavie ne sont pas de simples divisions administratives, comme le pensent les Serbes. Elles peuvent donc accéder à l’indépendance. En fait, la constitution yougoslave est assez ambiguë pour accepter ces deux interprétations.
Règlement de comptes entre Croatie et Serbie
Les Serbes accusent la Croatie de vouloir renouer avec l’Etat libre croate. On touche là quelque chose de très sensible, que je vais expliquer brièvement. Durant la seconde guerre mondiale, les Allemand occupe avec l’Italie la Yougoslavie, qu’elles dépècent en zone d’occupations et Etat fantoches. La Croatie est confié aux fascistes locaux, les Oustachis. Les serbes se souviendront que ce régime fantoches à massacrer énormément des leurs.
La Serbie présente le nouvel état croate comme une résurgence de l’état des Oustachis. La Croatie se lance en effet dans une surenchère nationaliste : nouveau symbole mettant en avant le souvenir de la Croatie historique (royaume disparu au XVIe siècle). La Croatie veut se distinguer de la Yougoslavie collectiviste : elle remplace donc les fonctionnaires (en grande partie serbe), elle évacue la mémoire anti-fasciste, l’un des ciment de l’unité yougoslave. Les droits des Serbes sont aussi revus. L’alphabet cyrillique par exemple n’est employé que dans les zones de peuplements serbes. Les Serbes ont le sentiment de ne plus faire partie du pays (La Croatie avant l’indépendance était désigné officiellement comme « la république des Croates, des serbes et des autres peuples qui la constitue »). Les réactions des Serbes sont compréhensibles. Du coté de Belgrade, on caricature néanmoins les Croates, en les présentant tous comme de nouveaux Oustachis.

L’armée fédérale yougoslave (la JNA) réplique donc à ces sécessions par le combat. En Slovénie, la guerre sera extrêmement courte, dix jours et environ 80 morts, et 500 blessés. Par contre en Croatie, le conflit s’éternisa jusqu’en 1995. La Croatie est plus complexe que sa petite voisine alpine sur le plan démographique : le pays compte un importante minorité serbe.
Les Serbes de la région de Zagreb sont prêts à accepter le nouveau régime en échange d’une garantie du droit des minorités. Par contre les Serbes de la région de la Krajina, en bordure de la Bosnie-Herzégovine, refuse toute idée d’indépendance de la Croatie. Ils s’arment et s’organisent en groupes paramilitaires. Avec l’aide de la JNA, ils marchent sur la croatie. C’est le début de la guerre. Petite précision, la JNA est l’armée de toute la Yougoslavie. Cependant, elle est constitué en grande majorité par des Serbes et Monténégrins. De plus l’Etat de déliquescence de la Yougoslavie empêche tout commandement central et collégial de l’armée. De ce fait, la JN deviendra petit à petit l’armée de la seule Serbie.
L’enlisement du conflit en Bosnie-Herzégovine
Le conflit s‘enlise avec la reconnaissance par les pays européens et les USA des indépendances croate et slovène dans leurs frontières. L’indépendance de la Bosnie-Herzégovine en 1992, acceptée par référendum (mais boycotté par la population serbe) aggrave elle aussi les tensions. Franjo Tudjman et Slobodan Milosevic s’entendent au moins sur un point : la volonté de dépecer la Bosnie-Herzégovine et d’éliminer politiquement la minorité musulmane. Le président des Musulmans de Bosnie-Herzégovine Alij Izetbegovic quant à lui recrute des combattants islamiques pour combattre les Serbes et Croates. La Bosnie-Herzégovine devient donc le théâtre d’affrontement extrêmement violent pour le contrôle du territoire et des peuples. Slobodan Milosevic s’allie avec les Serbes de Bosnie-Herzégovine, dirigé par Rodovan karadzic.
La guerre se poursuivra très douloureusement jusqu’en 1995. Les Serbes ont souvent été présentés comme les seuls responsables des horreurs de la guerre. L’insistance sur les crimes de guerres serbes ne doit pas faire oublier les exactions des Croates et des Serbes. Durant le conflit, la Serbie et son président ont été présentés comme des nouveaux nazis. La justice internationale ne tiendra compte par la suite quasiment que des seuls Serbes. L’arrêts des poursuite contres les criminels croates a été négocié par l’Autriche de son accord à l’entré de la Turquie dans l’Union européenne.
Suite de l’article
1ere partie: La lente agonie de la Yougoslavie
3eme partie: La Serbie et le Kosovo face à leurs destins
Commentaires
5 Reponses a “L’indépendance du Kosovo et la question serbe: La guerre des peuples de la Yougoslavie.”
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Donnons une chance au Kosovo,qu’il trouve sa voie et son équilibre.
Unissons nous et aidons le !Là nous serons constructifs.
Paix et Amour au Kosovo.
Fraternité.
Ras Amadeüs Bongo.
bonjour
J’aimerai savoir de quelles sources vous disposez pour dire que l’Autriche a négocié l’arret des poursuites contre les criminels croates.
cordialement
le Kosovo est Serbe
et jamais personne ne le prendra aux Serbe,
les dieux son du côter des Serbes,
les Serbes n’ont peur de personne,
Kosovo est le coeure de la Serbie
périrons dans l’enfer tous se qui veulent le prendre,
soyer maudis à jamais ce qui font du mal au Serbes,
tous les états et gens qui son contre vous aller perirent très vite,
les forces du mal vont vous attraper,
votre anéantisement arrive,
Kosovo personne ne le prendra aux Serbes,
vive le peuple Serbe
le kosovo est indepandent pour moi parceque il appartient a l’albanie il ya plus d’albanai ke des serbe au kosovo! moi je suis croate et fier »rob nikada » « vive la croatie jusqu a la fin du monde » et je soutien l’independence du kosovo
vive la grande serbie