Y-a t-il un président pour sauver le Liban?
30 janvier 2008
Aprés des affrontements qui ont fait 7 morts lors d’une manifestation à Beyrouth, il est temps de faire un bilan sur un pays en crise depuis plusieurs années. Le Liban n’a plus de président depuis le 24 novembre 2007, que se passe t’il donc dans le pays du Cèdre?
Encore dimanche dernier, des manifestations se sont transformées en fusillade faisant 7 morts du côté de l’opposition. En 5 mois, le nombre d’attentats à la bombe s’est multiplié de façon inquiétante. On n’ose le prononcer à voix haute mais le terme de “guerre civile” est proche de la réalité.
La place du président de la République est vacante depuis le 24 novembre 2007 et la seule institution libanaise qui tient encore debout est l’armée. Ceci explique certainement pourquoi la ligue arabe ne cesse de proposer le chef de l’armée libanaise M Sleimane comme futur président.

Photo par Tierecke
Aprés un nombre incalculable de reports en ce qui concerne l’ élection,on peut se demander à qui profite réélement cette situation chaotique? Les regards se tournent alors vers la Syrie qui s’obstine à entretenir ce climat de terreur afin de garder la main mise sur le pays du Cédre malgré le retrait totale de l’armée syrienne depuis quelques années.
En théorie, la majorité et l’opposition au Liban est d’accord pour mettre au pouvoir M Sleimane mais en pratique la situation est toute autre. Le 11 février prochain s’ouvrira la 14 éme séance parlementaire à Beyrouth pour élire le futur président.
En attendant, on ose ésperer que l’ordre et le calme puisse être restaurés au plus vite dans un pays déja très affaiblie par toutes ces querelles intestines et nombreuses guerres.
Commentaires
Une Reponse a “Y-a t-il un président pour sauver le Liban?”
Vous avez quelque chose a dire?



Avant l’élection, il faudrait réunir les libanais à la table de dialogue afin qu’ils banissent la violence comme recours politique ; ensuite, les négociations pourront prendre le temps qu’il faut pour permettre un nouveau consensus national autour de la participation des communautés au pouvoir.