Loi pour l’autonomie des Universités : Vers une mobilisation étudiante ?

30 octobre 2007

La loi pour l’autonomie des Universités passée par le gouvernement Sarkozy en juillet dernier pendant les congés pourrait amener les étudiants un nouvelle fois dans la rue.

Les étudiants et associations syndicales jugent notamment qu’indirectement cette loi est un premier pas vers une éducation à deux vitesses, voire la privatisation. Selon eux, il en découle également un certain nombre de conséquences directes dont :
–
- L’autonomie de gestion budgétaire et la recherche de ressources propres pour les Universités
–- La sélection à l’entrée des Universités
–- La redéfinition de la démocratie universitaire
–- L’accroissement de la précarité des personnels

Manifestation Etudiante

La tactique du gouvernement sur ce point est bien claire : reléguer des pouvoirs de gestion aux Universités, sans moyens supplémentaires, afin que se crée une compétition entre Universités. Qualité de l’enseignement, sélection des étudiants à l’entrée, hausse des coûts universitaires… le poids de cette compétition sera sans nul doute assumé par les futurs étudiants.

Déjà des Assemblées Générales (AG) ont été organisées dans plusieurs facs. La faculté de Rouen est bloquée depuis jeudi dernier. La faculté de Lettres & Sciences humaines d’Aix en Provence a été aujourd’hui le théâtre d’une assemblée générale mouvementée, et les fonctionnaires ont même du quitter les lieux dans la matinée à la demande du Président de l’Université.

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si le mouvement prendra de l’ampleur, mais d’après quelques témoignages recueillis sur le terrain un grand nombre d’étudiants sont hostiles à cette loi. Notez que les mouvements sont comme à l’habitude bien organisés bien que très spontanées.

Commentaires

6 Reponses a “Loi pour l’autonomie des Universités : Vers une mobilisation étudiante ?”

  1. zizor le novembre 1st, 2007 18:43

    naze!

    Les étudiants ont tout a y gagner! (de meilleurs débouchés pro, une meilleur collaboration avec le monde de la recherche, de vrais gros budgets, + de VRAIS moyens, une compétitivité accrue au niveau mondial, une meilleure collaboration avec le monde de l’entreprise, enfin des dirigeants qui se sortent les doigts du cul…pour le bien de leur fac…)

    sauf le gland julliar bien sûr qui va vouloir faire parler de lui et de sa petite personne, évidemment! ;-)

  2. lolpapa le novembre 9th, 2007 16:24

    par université 500 élèves en moyenne qui décideraient le blocage pour plusieurs milliers d’étudiant par fac !!!
    Ca me rappelle étrangement des structures ne représentant que 8% de la population active bloquant 90% de la population française pour protéger des privilèges de 6% de la population.
    De là a imaginer que ces structures agitent les universités histoires d’accroitre leur pauvre crédibilité, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement

  3. Serge Baillargeon le novembre 10th, 2007 13:01

    Autant je critique les étudiants qui ne vont en cours et qui votent les grèves, autant je critique les étudiants qui vont aux cours et qui évitent tout ce qui attrait à la vie étudiante de leur faculté. On a le choix ou non d’assister à une assemblé générale. Ici on préfère s’abstenir plutôt que de faire entendre sa voix.

    En politique, en France comme ailleurs, quand on ne vote pas on subit. C’est le même principe avec les Assemblées Générales.

    Bien sur, le vote tiens sa légitimité par une constitution. L’Assemblée générale a quant a elle une légimité historique dans le monde universitaire en France découlant directement de la loi des associations de 1901. Ainsi, contester la légimité de ces AG comme il fait régulièrement est renier le droit fondamental d’association au profit d’un ordre gêrer uniquement par l’état.

    Ce serait un pas en arrière de 100 ans.
    Les étudiants ont des droits, mais ils ont aussi des devoirs comme celui de participer à la vie associative de leurs universités.

  4. Louis RAMOS-IBANEZ le novembre 18th, 2007 18:27

    D’accord, à la différence que lors d’une élection ou d’un vote quelconque en France, la publicité de cet événement est bien réelle et le scrutin se déroule un dimanche (jour où a priori durant lequel personne ne travaille). Cela n’est pas le cas dans les universités, l’Assemblée générale se déroule pendant les heures de cours et une grande parti des étudiants n’en sont pas informé, je pense notamment à ceux qui n’avaient pas de cours le jour de l’AG ou tout simplement aux autres qui n’ont pas été mis au courant !

    De ce fait il est inacceptable qu’une infime partie des étudiants d’une faculté vote pour le blocage de celle-ci alors qu’ils le font dans la plus grande discrétion et avec un talent anti-démocratique magnifique pour ne pas dire génial. Evidemment je passe sur la possibilité de voter deux fois pour un vote à main levée, sur la présence de non étudiant lors des AG, sur le décompte des voix par des membres d’organisations syndicales et sur le fait que les étudiants disposent de plein droit de ne pas aller à ces AG sans pour autant que l’on décide de leurs destins à leur place.

    Alors M. Serge Baillargeon et bien d’autres vous avez une bien belle conception de la démocratie !

  5. Serge le novembre 28th, 2007 14:17

    Etonnamment, je n’ai jamais vu une Assemblé Générale se passant dans la plus grande discretion, au contraire! Les tracs sont distribués aux étudiants entrant en fac, affiches placardent les murs… Les étudiants se lèvent tôt le matin pour informer afin de rassembler le plus de personnes possibles aux AG. Alors dire que tout cela se fait dans la discretion totale est une absurdité totale qui ne peut être du fait que vous ne connaissez absolument pas le monde universitaire français ou que vous faites preuve d’une extrême mauvaise foie. Dans tous les cas, votre réflexion décridibilise vos arguments.

    Parce que franchement, il faut être vraiment déconnecté de l’université pour manquer une Assemblée Générale.

    Ce que je constate chez les Anti-bloqueur ce n’est pas qu’ils ne sont pas informé, mais qu’ils préfèrent se réfugier dans les bras de la déresponsabilisation en ne participant pas volontairement aux AG. Il peuvent alors se réfugier la critique non participative pour justifier leur inactivé sociale et physique pendant les mouvements étudiants.

    La triste réalité c’est que l’étudiant individualiste préfère pleurnicher contre un blocage qu’il n’a pas voté que de confronter ses idées lors d’une assemblée générale.

  6. nicolas le mars 5th, 2009 12:53

    Je ne comprends pas cette volonté de faire des réformes sans consulter les partis intéresses! C’est d’une stupidité sans nom. C’était couru d’avance que ça allait mal se passait, et ben non le gouvernement à fait comme si de rien n’étais.

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