Nucléaire iranien : vous avez dit prolifération ?
11 octobre 2007
Le risque de la prolifération nucléaire dont risque le monde si l’Iran arrivait à developper sa propre bombe nucléaire. Le danger est réel, mais cache de nombreuses choses.
Prolifération ! Nouveau mot à la mode, dégainé aussitôt quand on parle d’une possible accession de l’Iran à l’énergie nucléaire à des fins militaires. Il est vrai que certains états du Moyen-Orient, voire au-delà, hésiteront moins à l’avenir à développer leur propre programme nucléaires.
La Syrie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite sont souvent cité à titre d’exemple. Mais le problème, c’est que la bombe nucléaire a été le rêve de beaucoup. Est-il possible de savoir si ces trois pays ont réellement la volonté et la capacité. Le Brésil, l’Argentine ou l’Afrique du Sud (durant la période d’apartheid) ont aussi tentés l’aventure. La question est de savoir si avec ce coup d’éclat, gagné au profit de « la démission des nations » (Thérèse Delpech), l’Iran sera-t-il le véritable déclencheur d’une prolifération, où des puissances « moyenne » disposeront de l’apanage des très grande puissance.
L’Iran ne serai en effet pas le premier état à accéder à la bombe nucléaire en dehors des cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU (USA, Russie, Chine, Royaume-Uni, France). Israël, l’Inde ou le Pakistan font également parti du club nucléaire. A chaque fois, les USA ont favorisés ou ont fermés les yeux sur les intentions de ces pays. La prolifération n’est donc pas un phénomène récent !
Deux poids, deux mesures
La possession de la bombe nucléaire par ces pays n’est pas forcement un péril pour la paix. Depuis que le Pakistan joue à arme égale de l’Inde, les négociations de paix se sont renforcées. Mais fut-il toutefois judicieux de développer cette escalade militaire ? Quant à Israël, l’arme nucléaire (que les dirigeants refusent toutefois de confirmer l’existence) est un obstacle (plutôt qu’une menace) pour la paix. Un règlement de paix du conflit sera possible quand les états du Moyen-Orient accepteront Israël, mais également quand ce dernier acceptera ses voisins (dont les Palestiniens) en démantelant la bombe nucléaire.
Il y sans nulle doute « deux poids, deux mesure » dans le traitement de l’Iran, d’où la volonté de ce dernier a pousser plus loin la provocation (sinon la mascarade). Certes l’Iran à l’inverse d’Israël, de l’Inde et du Pakistan, a signé le Traité de Non-prolifération (TNP). De surcroît, l’Iran n’est pas une démocratie. Certains s’inquiètent en effet du risque de la possession de la bombe nucléaire par une dictature, en oubliant toutefois le principe de dissuasion nucléaire.

Visions américaines et visions françaises
Tout ceci explique l’acharnement particulier sur l’Iran, ou plutôt sur le régime de la République Islamique, hostile aux USA et élément perturbateur « Grand Moyen-Orient ». Comme le montre Olivier Roy, « la question de fond est de savoir si on est contre une bombe islamique ou opposé à une bombe iranienne » (cité dans Marianne du 22 au 28 Septembre 2007). Pour les USA, l’hostilité au régime islamique l’emporte sur le risque de prolifération. Un Iran avec la bombe nucléaire ne dérangerai pas les USA tant qu’ils sont leurs alliés Les Usa doivent maîtriser la prolifération, chez ses alliés. Par contre la positon de
la France est inverse. C’est le risque de prolifération qui importe, d’où la volonté du président Nicolas Sarkozy d’acheter l’abandon des programmes de nucléaire militaires en échange du nucléaire civil, comme en Libye.
La menace de prolifération est un risque réel. Mais comme tout ce qui concerne les ambitions nucléaires de l’Iran, tout doit être évalué et relativisé.
Commentaires
3 Reponses a “Nucléaire iranien : vous avez dit prolifération ?”
Vous avez quelque chose a dire?



ca va peter, c’est sur…
Avez-vous des abris anti-atomiques chez vous ?
nous voulons savoir si l’afrique du sud a la bombe nucleaire
L’Afrique du Sud ne possède pas la bombe. Par contre durant l’apartheid, le pays a essayé de se la doté.